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La bordure, un choix de prédilection !

David LOULIER

 

La bordure est souvent un énorme hot spot qui pourrait vous rapporter gros. Cependant, beaucoup de pêche encore trop loin. Une bordure ne situe pas à partir de 10 mètres mais avant. Le pêcheur a compris depuis longtemps que la vie aquatique se situe à 80% à proximité des berges. Cette technique s’apparente plus à une chasse à l’affût en ayant une parfaite connaissance des lieux.

 

La bordure, un choix de prédilection !Les bordures représentent des endroits de choix car la carpe trouve ses besoins alimentaires en abondance comme les écrevisses, les vers de vase, les limnées et autres petits crustacées pouvant y vivre. L’important pour nous est de trouver LE spot gagnant. Plus il est rare, plus notre carpe va le visiter, surtout dans les plans d’eau à faible pression de pêche. Par contre les carpes, devenues méfiantes, ont tendance à fuir les endroits les plus pêchés comme par exemple la bordure…d’en face. Elles ont changées leurs habitudes. Vous ferez toujours du poisson mais ces spots sentent tellement la carpe que les plus gros sujets ont compris depuis longtemps le danger que cela représente. Observez et cherchez à comprendre ce que fera d’instinct un autre pêcheur en arrivant sur place et pêchez à l’envers. La pêche de bordure n’est peut être pas celle d’en face mais là, devant vous. Pour cela, le chasseur de carpe doit posséder une qualité importante : la discrétion. La moindre nuisance sonore mettra en péril votre pêche.


Quelques règles s’imposent pour pratiquer cette pêche. Tout d’abord, il faudra effectuer un sondage très méticuleux de votre poste, si possible, bien avant votre partie de pêche. J’affectionne énormément le sondage à pied, muni d’un simple wader et je me promène dans l’eau afin de sentir avec exactitude le fond. De cette manière, une simple tache de gravier, un haut fond ou tout autre particularité est trouvée. Je ne connais rien de mieux comme méthode. En marchant dans l’eau, je déplace automatiquement du substrats et donc je met en suspension tout un tas de micro-organisme que dame carpe visitera plus tard. Pour marquer mes spots avec une précision chirurgicale, j’utilise des repères tube de fabrication artisanale pour me permettre de visualiser mes secteurs de pêche. J’essaie toujours d’en prévoir plus que ce dont j’ai besoin car une fois sortie de l’eau cela me permet de faire mes choix d’orientation de cannes pour mes futures pêches. Il est évident que lorsque mes choix sont faits, je prends soin d’ôter mes repères en les ayant parfaitement mémorisé au préalable, discrétion oblige. Coté pêche, mes détecteurs vont être positionné en sensibilité Pêche de la carpê en borduremaxim um et en volume minimum. L’utilisation d’une centrale sans fil est fortement conseillée. Pour être discret jusqu’au bout, mes cannes son t disposées en retrait sur la berge. En effet, il n’est pas nécessaire que vos scions avancent vers l’eau, bien au contr aire. Chose logiqu e, les freins de vos moulinets sont desserré car avec si peu de bannière, la casse ou le décrochage est vite arrivé. Ne tendez pas vos lig nes, non plus. Le swinger est positionné au plus bas avec un minimum de lest et cela à l’avantage de rendre plus discret vos fils. L’utilisation du backlead est même conseillée. Les touches à revenir sont rares. Les trois quart du temps, le rod pod est contraignant car rare sont les spots exactement en face de vous. Il est plus judicieux d’utiliser des piques, cela permet de prospecter un plus large secteur et d’éviter de créer une pression de pêche inutile. Il faut même envisagé d’installé le bivvy suffisamment loin pour ne pas perturber votre pêche. Cette pêche de bordure est souvent très localisée alors relancez le moins souvent possible, soit uniquement après un départ ou lorsque vous le jugez vraiment indispensable.

 

Trop d’observation ne tue pas l’observation ! La pêche de bordure est un art qui ne se pratique pas à l’aveuglette. On constate que les carpes passent souvent sur des spots qui ont une profondeur quasi identique. Le minimum requis pour cette pêche est de 0,5 mètre. Il est évident que, suivant la période, les paramètres climatiques tels que la température de l’eau, la quantité d’oxygène dans le milieu influent sur les éventuels passages des poissons. Votre expérience et votre intuition vont vous aider pour disposer les montages sur différentes profondeurs, afin de déterminer la meilleure zone de passage. Il n’existe pas de spots types mais une simple cassure ou un simple tombant de branche à fleur d’eau doit vous interpeller. Cela constitue des zones de passage potentiel pour les poissons, surtout si votre lieu de prédilection subit une forte pression de pêche. Combien de fois avez-vous déjà rencontré du fond juste en mettant le pied dans l’eau. Toujours, je dis bien toujours, vous trouverez quelques choses qui sort de l’ordinaire sur devant vos pieds. De l’eau au niveau du genou suffit pour être un passage éventuel du poisson, il suffit que le fond soit uniforme pour qu’une simple tache de gravier représente un hot spot non négligeable. Si en plus, quelques mètres derrière, vous trouvez une petite marche, vous êtes sur d’avoir trouvé un spot intéressant. Ces petites cassures sont mes péchés mignons, j’ai une attirance vers ses changements de profondeurs. Je connais un spot que mes amis appellent « la pancarte », elle est située à 3 mètres du bord dans 80 cm d’eau. Juste derrière, on trouve une marche avec 1,20 m de profondeur. Et bien cette pancarte a permis à mon ami Philou, de battre son record avec une 18,2 kg. Plus vous connaîtrez le plan d’eau sur lequel vous évoluez, plus vos chances de réussite seront importantes.

 

Asticot pour pêcher la carpeLe mieux, à mon sens, est d’amorcer à l’avance afin d’éviter d’effrayer la carpe pendant l’action de pêche. Mes armes principales pour ce genre de situation sont le chènevis, le pellet de différentes tailles, l’asticot rouge ainsi que les micros bouillettes. Il est certes évident que ceci ne représente que mon choix personnel car l’utilisation de toutes autres petites graines comme le millet ou le blé, voir même tout simplement uniquement la bouillette peut être une base simple pour préparer votre coup. Un amorçage de type ALT (Amorçage à Long Terme) pendant une semaine ou plus est excellent pour ce type d’approche. Un petit peu d’appât tous les jours va conditionner les carpes afin qu’elles assimilent facilement cette nourriture comme nourriture naturelle. Après chaque départ, il convient d’effectuer un rappel afin de profiter du brassage opéré par le poisson et continuer à entretenir son coup, quelques poignées suffisent. Cependant pour l’asticot, j’emploi une méthode légèrement différente. En effet, j’opte pour un rappel à intervalle régulier, environ toutes les heures avant la tombée de la nuit. Tout dépend de mon heure d’arrivée mais cela me permet d’avoir mon coup en perpétuelle activité grâce à la blanchaille. Traditionnellement, mes montages sont eschés de petites bouillettes denses ou équilibrées. Je pratique cette pêche pendant les fortes chaleurs et uniquement la nuit. Des petites sessions courtes dites « à l’arrache » m’offrent des sensations uniques. Le minimum de matériel suffit pour se faire plaisir, de ce fait je ne perds pas de temps pour m’installer et je profite au maximum de ma passion. Ma dernière sortie de ce type date de deux jours à peine. J’avais choisi d’aller sur l’étang de mon ami Iain, tout près de mon domicile. Je commence à bien connaître le site et mes capots me faisaient mal à la gorge. J’ai donc décidé de faire une pêche très courte et de mettre en application ma mixture personnelle qui est constitué de 3 kg de Sensas3000 carpe extra grosse, 1 kilo de farine de cacahuète, 1,5 kg de chènevis moulu, 1 kg de Dynamites Baits groundbait amino black, 1 kg de swimstim koï groundbait, 2 kg de Dynamites Baits marine halibut pellet en taille 4 et 8 mm, 500 gr de frolic écrasé ainsi que 250 gr de robin red. Le tout bien mélangé et rehaussé d’huile de sardine et d’huile de chènevis et bien évidemment accompagné d’asticots rouge. Ceci allait constituer ma base de départ. Je suis positionné à moins de 60 mètres d’un coin de l’étang et donc je décide de positionner deux de mes cannes dans ce fameux coin. La première à moins d’un mètre du bord, à raz le tombant des ronces et dans 80 cm d’eau. La deuxième est posée avec délicatesse 3 mètres au dessus, dans la cassure. La profondeur est d’environ 2 mètres. Les deux cannes sont séparées par un amas de pierre de toutes tailles. Bref, une en haut et une en bas, elles sont toute les deux eschées d’un montage équilibré au monster tigernut de Dynamite Baits accompagné de quelques micros bouillettes et d’asticots. Mes deux autres cannes sont placées en pleine eau, le long du lit de la rivière au Dynamite Baits spicy chicken équilibré avec aussi des micros bouillettes. Cela faisait tout juste une heure que mes cannes étaient à l’eau que déjà un de mes delkims m’appelle. Petit poisson mais je suis content. J’allais faire 4 départs dans les 3 heures qui ont suivi mon arrivé, tous sur la bordure. Mon ami qui m’accompagne est fou. Nous avons discuté tactique jusqu’à une heure du mat. Il était grand temps que j’aille me coucher. Seulement voila, les carpes en avaient décidé autrement. A partir de deux heures du matin et ceux jusqu’à midi, j’ai eu la chance de faire un départs toutes les heures. Faites le calcul, cela ne me faisait pas moins de quinze départs pendants cette période. Dur, dur la vie ! Mais je ne vais pas me plaindre car mes adversaires anglais n’ont fait que trois départs sur le même laps de temps. J’ai fait du poisson entre 6 et 14 kg et j’en ai raté beaucoup car, en ce moment, la pression de pêche est telle, qu’elles ont la bouche abîmée. Le soir même, je retrouve mon ami Iain pour regarder la finale de foot et il m’annonce qu’un des trois anglais avait pris mon poste. Je me demande pourquoi ?

 

Cette pêche est tout aussi valable pendant l’hiver. Le moindre changement de pression atmosphérique vous permettra d’exploiter ses faibles profondeurs. En cela, le temps d’ensoleillement va vous aider pour trouver quelques carpes en train de profiter au maximum de se réchauffement. Paradoxalement, mes départs ont souvent eu lieu pendant la nuit entre 17h30 et 23h puis entre 6 h et 9h30. Je ne pêche pas pour faire de la quantité mais juste un poisson.


canne à l'eau, pied dans l'eau !!!

 

La pêche de bordure est une pêche de choix pour qui sait la pratiquer. Il vous reste juste à oser vous retrouver au bord de l’eau et de jouir de vos poissons fétiches.

 

Auteur : David LOULIER - Paru dans Media Carpe n°74

 

 

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Commentaires  

 
0 # Re : Sur la bordure — VicoO-Fiish 31-01-2010 10:05
Pas mal l'article , franchement les bordure , les hanse , les branches d'arbre tombé dans l'eau c'est pas mal du tout : J'ai touché deux belle béte c'est 2 derniere année une 17.4 & 15.5 a 15 m du bord
Voila
 
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