Lundi 05 Octobre 2009 15:17

Une semaine de Vacances non productive

Évaluer cet élément
(0 Votes)

J Paul, Arnaud, Laurent et Claude

C’est avec impatience que nous attendions cette semaine de vacances.

Nous avions programmé une session dans un plan d’eau d’une cinquantaine d’hectares qui est fermé à la pêche depuis plusieurs années. D’après nos informations cet étang a été vandalisé et la majorité des poissons attrapés aurait été déplacés.


Notre curiosité nous pousse à vouloir vérifier si quelques carpes sont encore présentes dans ce magnifique décor sauvage.
la pêche à la carpe c'est aussi cela, des décors naturels somptueux

Après avoir obtenus les autorisations officielles pour s’installer pendant une semaine, nous serons quatre pêcheurs à tenter cette aventure. Le nombre est limité pour des raisons de discrétion, car les responsables ne tiennent pas à ce que la pêche se développe sur cet étang.

situation ideale
Notre campement est monté sur une petite presqu’île qui nous permet de prospecter tout azimut, et nous passerons beaucoup de temps sur le bateau pour un sondage précis de nos postes de pêche.


Nous découvrirons des centaines de brèmes sur la rive opposée qui sont dans une hystérie totale, due à la période de fraie dans laquelle elle sont rentrées.
mais ou sont elles??

Après quatre jours et quatre nuits de vaines recherches, nous sommes obligés de nous rendre à l’évidence, pas un seul poisson dans les parages, pas un seul « bip » qui trahit la présence de nos chers cyprins et après concertation, nous prendrons la décision de plier le matériel pour terminer notre semaine sur un plan d’eau beaucoup plus hospitalier.

la queue de l'étang... Nous arriverons le Dimanche après midi à Verneuil-sur-seine pour s’installer dans la queue de l’étang en espérant nous refaire une santé pendant les 3 jours qui nous restent.

La première nuit se passera malheureusement comme le début de notre session et le lendemain matin nous sommes tous sur le pont pour analyser notre stratégie. Aucune activité devant nous, aucuns sauts ne se sont fait entendre la nuit passée et nous pensons tout de suite à la fraie qui ne devrait pas tarder à commencer.
J’enfile ma paire de Waders et je contourne la queue de l’étang pour observer les fonds et les abords des arbres qui se trouvent dans l’eau. Je trouve sous mes pieds deux zones de graviers dans plus d’un mètre d’eau et je marque d’un repère ces deux spots qui me serviront à placer deux de mes montages.
Une fois revenu sur mon poste, j’emmène à l’aide de « l’Anatec » les deux montages destinés à surprendre une éventuelle carpe.

23h45 : Nous sommes réunis autour d’un café quand un détecteur attire notre attention. C’est une de mes cannes placées sur les graviers qui se manifeste. Un départ timide qui nous fait penser à une brème, de sorte que je ne me lève pas tout de suite. C’est un peu plus tard que Laurent me signale que mon écureuil est bloqué contre l’anneau de ma canne. Il n’y a eu aucun autre Bip mais je me décide de prendre contact et là c’est la surprise, je suis  « tanké » et je ne ressens pas le poisson. J’ai beau tirer sur ma canne rien ne bouge. Je passe ma canne à J Paul et j’enfile mes waders. Je pars dans l’eau à la rencontre du poisson avec d’infinies précautions, et c’est arrivé au pied des arbres que j’arrive à le dégager de l’obstacle.

C’est la première fois que je combats un poisson avec de l’eau jusqu'à la poitrine et dans la nuit noire je participe à un combat que je ne suis pas près d’oublier. J Paul et Laurent en suivant ma lampe frontale ont contournés le bosquet sur la berge et m’attendent de l’autre coté avec l’épuisette. La belle commune que j’aperçois dans le faisceau de ma lampe aura tout essayée pour me fausser compagnie et c’est avec un soulagement de bonheur qu’elle finira quand même emmaillotée dans le filet. Le temps de retourner jusqu’au poste par un sentier étroit et nous aurons tout le temps de l’admirer sur le tapis de réception. commune de 13kg400 pour Claude

L’aiguille du peson annoncera un poids de 13 kg 400.

Je peux me coucher tranquille, c’est avec des rêves plein la tête que je plonge dans un sommeil réparateur.

04H30 : Ma centrale me fait sursauter, la même canne vient de partir et je me précipite dehors avec la hantise que je sois obligé de repartir dans le noir, sans mes "waders". Le contact me rassure, la carpe revient vers moi et j’ai juste le temps de la sortir des obstacles. Après un petit quart d’heure de colère elle arrive sur le bord de la berge et elle se retrouvera vite fait au sec. Cette fois c’est une miroir, un mâle qui laissera plein de laitance sur le tapis.

carpe miroir de 13 kg

J’attendrais le lendemain matin pour la pesée et l’aiguille du peson s’arrêtera sur le chiffre de 11 Kg. Elle fera connaissance avec l’objectif pour la photo souvenir avant d’être relâchée dans son élément.

La journée sera tranquille. J Paul et Laurent qui avaient décidés de rentrer commence à plier leur matériel et me laisseront tout seul pour une nuit supplémentaire.

J’aurais la chance de me lever vers 02h00 du matin pour ramener une commune de 8 Kg et ce sera le dernier poisson de cette semaine de Vacances tant attendue.

Le bilan est plutôt maigre, le superbe plan d’eau que nous avons testé devait contenir certainement de belles mémères. Nous avons entendu de source sûre de Carpes de plus de 20Kg00 qui se faisaient prendre régulièrement, et nous sommes obligés de constater que dès qu’un étang est laissé sans surveillance, il est pillé de tous les beaux poissons qui peuvent avoir une valeur marchande.

Il n’est pas exclut que nous retentions une partie de pêche dès le mois de septembre, pour confirmation de cet état de fait.

Malgrès la difficulté c’est avec un réel plaisir que nous retournerons sur ce site, car la beauté sauvage de cet étang est vraiment superbe. Et qui sait !! il reste peut ètre une solitaire qui a échappée aux mains des braconniers.


beauté sauvage...


liens vers images

Rechercher un article

Agence de communication - oise
référencement
création de site internet
Please login to be able to chat.