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Nous avons connaissance d’un plan d’eau de 50 hectares, interdit à la pêche et dans lequel vivent des Carpes en toute tranquillité. D’après les responsables du club de voile qui gèrent le plan d’eau, les carpes sautent sur toute la surface dès l’approche d’une planche à voile. |
Après s’être présentés, nous obtenons une autorisation spéciale pour venir s’installer pendant 3 jours et 3 nuits. La discrétion est de mise et le choix du poste se fait en fonction de l’activité du plan d’eau.
La queue de l’étang nous semble propice pour notre campement, et de plus c’est accessible en voiture.
L’équipe sera restreinte, Jean Paul et Stéphane pourront se rendre libre pour ces trois jours et ils m’accompagneront dans cette aventure.
L’arrivée est prévue le jeudi après midi et le départ le Dimanche suivant.
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La première chose à faire est de sonder la partie choisie pour savoir où nous allons amorcer. La berge qui se trouve en face nous plait bien et notre première idée, est de placer nos montages le long des arbres qui bordent l’étang. Le sondeur nous prouvera le contraire, |
| cette berge est envahie d’herbier épais qui ne laisse aucune possibilité de déposer un montage. Aucune activité n’est enregistrée sur le long de cette berge mais au contraire, devant nous à 50 mètres de notre emplacement se trouve un herbier d’une hauteur de 1,50 m. |
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Derrière cette forêt d’algues,le fond est relativement propre et dur, les poissons y sont concentrés et les échos qui bipent nous laissent penser qu’il y à de grosses mémères juste en dessous. Après plusieurs passages notre décision est prise, tous nos montages seront déposés derrière l’herbier.
Pour l’amorçage, Jean Paul et Stéph avaient préparés 120 Kg de maïs cuit, du baby corn et des bouillettes de différents parfums.
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Toutes les batteries seront opérationnelles vers 19h00, le sondage et l’amorçage ayant duré plus de 4 heures. |
La première nuit se déroulera tranquillement, sans qu’un détecteur ne se fasse entendre.
| Au petit matin, nous décidons de reprendre le sondage pour constater que les poissons sont toujours derrière l’herbier. | ![]() |
Pourquoi aucun d’entre eux n’est venu goûter un des appâts proposés ? Sur les douze lignes tendues, différents parfums sont fixés sur les cheveux, et apparemment rien ne les a tentés.
La nouvelle idée est de mettre des bouillettes flottantes. Nous ferons des montages décollés à différentes hauteurs pour voir si elles craqueront devant cette nouvelle présentation.
Nous avons eu la confirmation que des Silures étaient présents dans cet étang, comme nous sommes sur place nous allons pêcher un vif pour installer un montage dans la partie la plus profonde de la queue de l’étang. Steph attrapera une anguille qui sera fixée sur un bas de ligne de 60/100 et un moulinet garni de tresse. Une canne à spôder de 4 lbs sera mise en place et déposée avec le bateau.
Avec la pluie qui n’arrête pas de nous tremper, la journée ne nous amènera aucune surprise et nous repartirons dans notre bed-chair pour une nouvelle nuit aussi calme que la précédente.
Les Carpes ne sont pas conditionnées dans ce plan d’eau et les bouillettes n’ont pas l’air de les intéresser.
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pour passer le temps, Steph continue de pêcher le vif et surprise, lors d’une touche il ferre un poisson qui se débat activement, il ramène un petit silure ce qui nous confirme que l’étang est bien colonisé par ces redoutables prédateurs |

Quand à nos chers cyprins le mystère reste entier, nous sommes désemparés devant ce problème, les poissons sont bien là, mais pas un seul ne veut mordre.
Cette fois ils sont bien plus malins que nous et nous devons nous résoudre à ce triste résultat. Devant le manque d’activité et le temps qui ne s’arrange pas, nous décidons de plier le samedi après midi et de rentrer chez nous.
C’est aussi ça, la pêche de la carpe, on ne peut pas toujours gagner.
Notre envie de revenir sur ce plan d’eau est toujours intacte et nous serons de retour certainement au mois d’octobre pour une nouvelle tentative.







