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Depuis que nous connaissons les plans d’eau de Verneuil sur Seine, nous pêchons toujours dans le plus grand où se situe « L’Ile aux pêcheurs ». Mais il se trouve juste à côté, un petit étang de 11 hectares très sauvage que nous n’avons jamais pratiqués et l’idée d’essayer pendant 24 Heures nous démangeais depuis un moment. Avec J Paul nous décidons de tenter l’expérience et c’est le vendredi 8 juillet que nous nous installons sur l’étang du Rouillard Ouest. D’après Damien le responsable du site, il n’y à pas de gros poissons, mais le cheptel en petite commune est très important. Nous choisissons la queue de L’étang qui est la partie la moins profonde et nous décidons de mettre notre campement sur une partie sablonneuse, qui me rappelle mes vacances en Camargue. Après un sondage méticuleux, nos postes sont choisis et amorcés avec parcimonie. Nous ne mettrons que 3 cannes par Rod Pod et une fois les batteries en position de pêcher, nous nous occupons de monter nos parapluies-tente. Vers 16h00 tout est monté et nous admirons ce petit coin calme et sauvage qui est habité par une colonie de lapins qui n’hésitent pas à jouer devant nous. Aucun signe de vie ne vient troubler la surface de l’eau, aucun saut ne manifeste la présence de nos chères Carpes et tout est vraiment silencieux. Nous avons ressentis une baisse de température très marquée et nous passons la fin de la journée sans qu’un détecteur ne fasse entendre le moindre petit BIP. Le dîner se passe tranquillement et nous regagnons nos Bed chair pour une nuit qui sera aussi calme que cette fin de soirée.Il est 6h00 du matin et nous sommes déjà réveillés. Le fait de n’avoir vécu aucuns départs nous inquiète et après avoir remonté nos cannes qui étaient toutes pêchantes, nous remettons en cause le choix que nous avons fait pour cette partie de l’étang. Certainement que le coup de froid a poussé les poissons à s’abriter dans une plus grande profondeur. Après une brève concertation, nous décidons de changer de poste et c’est dans le milieu de l’étang qui est tout en longueur que nous installons nos batteries. A 8h00 tout est près pour affronter la dernière Matinée qui nous reste à pêcher. Un bon café et un petit déjeuner nous a remis en forme et enfin ma centrale se met à sonner. Je prends contact et le poisson est bien piqué. Je reconnais la fougue d’une commune, le départ à été fulgurant et au bout de ma canne le combat confirme que j’ai affaire à une petite boule de nerf qui n’est pas contente de s’être faite piégée. Notre poste est situé en hauteur et pour épuiser nous ne sommes pas trop de deux.J Paul descend le long de la berge et avec le risque de prendre un bain, il réussit à mettre à l’épuisette une belle commune qui nous rassure sur le choix de notre 2ème installation.Le peson affichera un poids de 8Kg00. 
Avant la prise de photos, la centrale de J Paul l’oblige à abandonner son appareil numérique pour prendre sa Wildie qui est pliée et qui subit les assauts d’une prise déchaînée. Je décide de mettre ma prise dans un sac de conservation pour donner un coup de main à mon équipier. Après un ferrage tout en douceur le poisson est bien piqué et devant la défense démontrée par cette diablesse, nous pensons tout de suite à la petite sœur de celle qui vient d’être prise. Cette fois c’est à mon tour de prendre l’épuisette et je me rends compte que pour descendre au bord de l’eau l’épreuve est vraiment risquée. Pas de problème, la Carpe termine son combat dans le filet et se retrouve sur le tapis de réception. Effectivement c’est bien une deuxième petite commune qui accusera un poids de 8Kg200.  Nous profiterons de ce doublé pour la séance photos, ce qui nous arrive que très rarement et suivant notre éthique, nous regardons les deux belles s’éloignées pour rejoindre leur habitat.Nous faisons le point sur ces deux départs simultanés, le changement de poste à été bénéfique, ce qui prouve qu’il faut savoir changer de stratégie quand le besoin s’en fait sentir. 10H30 Un nouveau départ se produit sur ma batterie. Le temps de prendre ma canne à la main, je suis en contact avec un poisson moins rapide mais plus puissant.. Sur cet étang, on aperçoit des hauts fonds qui affleurent presque la surface de l’eau et ma ligne se trouve derrière un de ceux là. J’évite de mouliner et j’attends calmement, pour voir comment ce poisson va réagir. Je me trouve avec la canne au bout des bras pour éviter que le fil ne frotte sur ce haut fond. En espérant que cette position ne dure pas trop longtemps, je vois ma ligne qui contourne doucement cet obstacle et une fois dégagée je peux commencer à rembobiner pour ramener ma carpe jusqu'à l’épuisette. J Paul, qui de nouveau à repris le risque de descendre au niveau de l’eau, épuise une belle Miroir qui se retrouvera sur notre tapis. L’aiguille du peson s’arrêtera sur 9kg100.
 Nous venons de prendre 3 poissons en l’espace de 1h30 alors que nous venons de passer 28 heures sans avoir le moindre Bip.Difficile quand on arrive la première fois sur un plan d’eau de localiser les endroits ou se regroupes les Carpes, surtout après un coup de froid aussi soudain. Pour la deuxième expédition nous seront certainement meilleurs dans nos résultats et nous attendons avec impatience que l’occasion se présente à nous.
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