| Cyrille m’appelle pour me demander si un petit coup de pêche dans l’étang où il est actionnaire me brancherait ? Bien sur, un étang que je ne connais pas ! Quelle question ? Rendez-vous est pris pour les 26, 27 et 28 octobre. Je l’appelle une semaine avant pour mettre une stratégie au point (bouilles, repas, matériel) et avoir des informations sur le plan d’eau.
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Le 26 à 16 heures, je suis devant sa porte avec la voiture chargée et des rêves pleins la tête. Une carpe de plus vingt kilos hante les eaux claires de cet étang, celle-ci se surnomme BIG MAMMA. Tout un programme !
17 heures 30, nous voilà sur le site, l’étang de 17 hectares est un rectangle tout en longueur avec toutes les bordures dégagées. (aucun problème pour pulser)
La météo prévoit un week-end couvert mais sec, la voiture étant derrière nous : les sacs, les bouilles, le bateau et les fourreaux seront rangés à l’abri dedans au cas ou.
Cyrille nous a choisi le poste en bordure de la réserve, celle-ci étant matérialisée par une bouée. Je lance une canne à droite de la bouée, une sur la bordure et une entre les deux : cela pour faire barrage.
| Cyrille, dépose une canne sur un haut fond qu’il connaît bien (avec son bateau télécommandé, c’est le top !) et les deux autres seront déposées en pleine eau. |
Nous pouvons pêcher avec quatre cannes et optons pour la bordure de gauche hors amorçage, mais la nuit tombante nous surprend rapidement et nous n’avons pas le temps de déposer celles-ci ( tant pis nous verrons demain matin) car il reste les biwys à monter. L’installation se poursuit jusqu’à 19 heures 30 et nous allons pouvoir nous asseoir dans nos levels pour souffler.
La nuit est douce et nous observons quelques sauts dans la réserve, mais on dirait que nos « belles » n’ont pas l’intention d’en sortir. 22 heures 15, en pleine dégustation d’un repas frugal mais froid (la journée de boulot plus le montage de tout le matériel nous a un peu fatigués et l’envie de cuisiner quelque chose de chaud ne nous branche pas vraiment), biiiiiiiiip ! Ma canne lancée sur la bouée déroule, je saute de mon level et prend contact avec le poisson.
| Il ne me paraît pas très gros et cinq minutes plus tard une belle torpille est posée sur le tapis. Verdict au peson : 8 kilos 400. La belle commune a mordu sur une bouille perso parfum squid avec un hameçon N° 6 ESP.
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Cyrille est confiant, si elles se décident à sortir, nous avons tout mis en œuvre pour les interceptées. Malgré la fatigue, nous restons à discuter très tard. Minuit, l’heure du biiiiiiiip, départ sur la canne de Cyrille, celle située sur le haut-fond. Au ferrage la parabole de sa « RON THOMPSON G FORCE » est impressionnante, les coups de tête se sentent de suite et nous réalisons que le fish est beaucoup plus gros que le précédent. Elle part soudainement sur la droite direct vers le bercail (la réserve) mais Cyrille connaissant le comportement des poissons du site, la contre de suite et la fait revenir dans l’axe de notre poste.

Une fois dans l’épuisette, à la sortie de l’eau, je me rends compte que nous avions raison, la miroir est lourde beaucoup plus que ma commune : 14 kilos 200. La photo faite dans la foulée, elle retourne aussitôt dans son élément. Celle-ci a été piquée avec un N° 2 associé à une moule crabe « RICHWORTH ». Nous décidons d’aller dormir en prenant soin d’aller vérifier que tout va bien sur les rod-pods (détecteurs branchés et si les fils sont bien passés dans ceux-ci !!!!!!) Le reste de la nuit se passera comme celle d’un bébé, en gros très calme, ainsi que la journée d’ailleurs, heureusement que quelques visites (la famille de Cyrille au grand complet, bonjour à vous les filles, le garde Daniel que je remercie pour ses arrivées discrètes et notre président Jean-Paul qui devait s’ennuyer devant sa télé et qui est venu nous voir deux fois de suite pour notre plus grand plaisir) sont venues ponctuer ces heures d’attente un peu longues. Après le départ de Jean- Paul, nous nous couchons un peu amers de cette triste journée. 2 heures 10, départ sur mes cannes, les yeux mi-clos : je sors du biwy en chaussettes et bouscule le rod-pod de Cyrille, un concert de détecteurs accompagne mon ferrage,
| le contact avec le poisson me ramène à la réalité et c’est totalement réveillé que je mets au sec une autre commune de 8 kilos 600. Même montage, même appât, même punition. Photo, remise à l’eau et retour au dodo en espérant un éventuel réveil en sursaut. |  |
 | Le lendemain la pluie est là et nous met le moral un peu plus bas, ranger le matériel trempé ne nous fait pas rire. Le ciel est bien gris et ne laisse présager rien de bon, après un petit déjeuner nous attendons patiemment la fin de la pluie. 10 heures et non ! Pas de biiiiiip, juste la pluie qui s’arrête et qui nous permet de tout plier. |
12 heures, nous partons avec des regrets car le choix du poste aurait du nous donner plus de satisfactions mais selon Daniel (le garde), les poissons étaient déjà sortis de la réserve avant notre arrivée et se trouvaient dans la queue de l’étang. Avec ce week-end de changement d’heure, nous avons bénéficié d’une heure en plus mais cela ne nous a pas été profitable, dommage ! Mais nous ne sommes pas capot et cela nous suffit car si nous déroulions comme des fous à chaque fois, nous ne prendrions peut-être pas autant de plaisir !
Merci à Cyrille pour cette invitation qui j’espère se reproduira et une grosse pensée pour Giska.
Merci aussi à vous les filles et n’oubliez pas, ce n’est q’un au revoir.