Nous aimons bien pêcher en Octobre, les journées sont courtes, mais nous rencontrons moins de monde sur les berges. J Paul m’appelle en début de semaine et me prévient qu’il ne travaille pas le Vendredi et que le Jeudi après-midi il termine à 13h30. Aussitôt dit, aussitôt fait, un RV est pris pour une session d’une nuit de pêche dans un étang proche de chez nous. A 16h00 tout est installé et il ne reste plus qu’à attendre que nos chères « maîtresses » décident de venir nous voir. 17H15 La batterie de J Paul nous signale un départ rapide. Le temps de prendre sa Wildie en mains et une décroche se produit dés la prise de contact. J Paul relance sa canne au même endroit, après avoir vérifié l’état de sa bouillette. 17h30 Ma centrale émet un son sympathique qui m’indique que ma canne du milieu vient de partir. A cette époque les poissons sont plutôt vigoureux et c’est un combat énergique qui amène dans mon épuisette, une Carpe miroir de toute beauté, avec les belles couleurs orangées que nous aimons bien. L’aiguille du peson nous indique 11Kg800. J’avais estimé un poids supérieur, mais les apparences sont parfois trompeuses. Après une séance devant l’objectif, la belle repart avec l’énergie qui la pousse à reprendre sa liberté.

17h45 J Paul se lève aussitôt qu’un son sort de sa centrale et dès qu’il prend sa canne pour ferrer, il obtient une nouvelle décroche. Dommage, deux fois de suite, c’est rageant ! 18h00 Nous sommes en train de parler de ce phénomène de décroche, quand ma batterie sonne à nouveau, je saisis ma canne et même punition je ferre dans le vide. J Paul est rassuré, cela ne vient pas de ces montages. Ma bouillette est toujours intacte, mais je la change quand même et mon montage est relancé au même endroit. 18h30 La même canne est repartie sur ma batterie, cette fois je laisse bien dérouler mon fil et quand je prend contact je me retrouve avec une nouvelle décroche. Nous pensons aux esturgeons qui ont pris l’habitude de venir sur nos amorçages et qui accrochent les fils en se frottant dessus. Je relance en modifiant mon appât. Je met deux petites bouillettes de 14mm sur mon cheveux en gardant le même parfum moule/écrevisse. 19h00 La centrale de J Paul le fait bondir de son siège et comme moi il attend avant de ferrer pour être sûr que c’est bien partit. Pas de problème le moulinet déroule doucement et après un léger ferrage une nouvelle décroche vient nous mettre le moral à zéro. Que se passe t’il, 5 décroches à la suite, cela commence à devenir énervant. Cette fois nous sommes quasiment sûrs que les esturgeons sont installés sur nos coups. Nous connaissons ce phénomène et il n’y a pas grand chose à faire. Tant qu’ils seront là, ils perturberont nos postes amorcés. Nous décidons de préparer notre repas et nous allons être tranquille le restant de la soirée. Vers minuit nous nous installons dans nos duvets et nous voilà partit dans les bras de morphée. 4h00 Je suis bien endormi quand ma centrale me rappelle que nous ne sommes pas là pour dormir mais pour pêcher. Cette fois après un ferrage timide, je suis en contact avec un poisson Enfin ! je ramène une petite commune dans mon épuisette. Après la pesée qui nous donne un poids de 6Kg elle est remise à l’eau. Je suis aussi content que si j’avais battu mon record. Je suis rassuré, mes montages fonctionnent bien et la confiance remonte au beau fixe. Il est vrai qu’après cette série de décroches, on se remet en question et on envisage de tout changer pace que l’on est plus sûr d’avoir choisit la bonne technique. Je me rendors rassuré.
6h00: départ sur la batterie de jean Paul, après contact avec le poisson et très rapidement une petite miroir arrive à l'épuisette. C’est une magnifique tarte aux pommes qui est déposée sur le tapis de réception. le peson affichera un poids de 9 kg tout rond. Après la séance devant l'objectif elle est remise dans son élément.

8h00 Nous sommes en plein sommeil et cette fois c’est une canne sur la batterie de J Paul qui nous réveille. Quand je me lève mon équipier à le sourire, il est aux prises avec une Carpe, c’est une torpille, qui lui fait un combat plein de vitamines. Il épuise une commune qui affichera le même poids que celle que j’ai prise cette nuit 6Kg00. Elle est remise à l’eau après une pose devant l’objectif, et réconfortés nous nous faisons un bon café pour nous réchauffer.
9h45 De nouveau, c’est la centrale de J Paul qui interrompt notre conversation. Cette fois le poisson est au bout du fil, et après avoir emmêlé les deux autres cannes, c’est une belle miroir qui arrive sur le tapis de réception. Le peson nous indique 11Kg200 et la belle sera relâchée après avoir été photographiée.

11h45 Nous avons pliés nos parapluies tente et rangés tout notre matériel dans nos voitures. Seules, nos batteries sont toujours en place, quand un départ se produit sur une des cannes de J Paul et encore une fois le poisson est bien piqué. A une distance de 60 mètres, la surface est crevée par un esturgeon , qui est monté directement dès qu’il a été piqué et dans un rush bruyant il à essayé de se libérer de son hameçon. Heureusement nous avons l’habitude de cette manœuvre et J P ne se laisse pas avoir . Il accompagne le rush et avec le frein desserré le poisson n’arrive pas à se libérer. L’esturgeon est ramené le long de la berge et je le saisit avec les mains pour le porter jusqu’au tapis de réception. Notre peson affiche 9Kg00. Une photo termine cette session et après une séance de ré-oxygénation il repart doucement dans son élément.
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