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Quelques beautés de l’étang du col vert
Je profite de la demande de Denis, notre ami de l’Orne pour mettre sur pied une session sur l’étang du Col Vert, et c’est le Jeudi 24 avril que nous prenons place sur l’étang du Col Vert, Jean Paul sur le poste 3, Ludovic et Laurent sur le poste 2 et moi-même sur le poste 4 en attendant Denis qui doit arriver le lendemain.
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Nous installerons les Biwys sous la pluie comme d’habitude et nous prendrons
tout notre temps pour mettre les cannes a l’eau.
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La première nuit c’est la batterie de Ludovic qui donne le signal. Une de ses cannes située en bordure à droite de son poste vient de dérouler et c’est une Miroir de 11,00 Kg qui viendra s’inscrire comme première de la série.

Puis à 3 heures du matin c’est un départ fulgurant qui obligera Jean Paul à sortir de son bed chair (pieds nus, comme d’habitude, il ne prend jamais le temps de se chausser celui là !!)Le poisson s’est fait piéger sur une bouillette SK 30 déposée à l’aide de l’Anatec sur la berge d’en face. C’est une belle miroir de plus de 18 kg400 qui sera posée sur le matelas de réception

puis c’est au tour de Claude à 8 heures du matin qui déroulera sur un montage situé lui aussi en bordure sur la gauche de son poste et une belle Miroir de 16 Kg viendra finir son combat dans le filet de l’épuisette.

. Nous profiterons de ce triplé pour faire une photo de famille de ces superbes poissons qu’abrite l’étang du Col Vert.

Denis enfin arrivé s’installera à coté de moi sur le poste 4.
La journée qui suivra sera calme et Denis en profitera pour faire un sondage approfondit du secteur de pêche.
La nuit de vendredi à samedi fut calme pour tout le monde, hormis Jean Paul qui décrocha un poisson à quelques mètres du bord.
Le temps de se rendormir et à 7h30 un nouveau départ me fait sursauter !! Cette fois c’est la canne de gauche que j’avais mise en isolée, dans la queue de l’étang qui déroule à tout va. Le temps d’arriver le poisson a pris une bonne dizaine de mètres en direction d’un arbre immergé. Le contact sera musclé, je reconnais la défense d’une commune et après un combat de « ouf » j’amène à la surface la commune que j’avais pressentie. Après quelques coups de queue rageurs elle finira par se rendre et viendra récupérer sur le tapis de réception. A la pesée elle bloquera l’aiguille du peson sur 12 Kg tout rond.

Bizarrement la batterie de Denis reste muette et pourtant ses montages sont placés sur les spots qui ont été productifs depuis que nous pêchons ce plan d’eau.
C’est tout le mystère de la pêche que nous pratiquons et c’est certainement pour çà que cette discipline nous fascine autant. Nous aborderons notre dernière nuit avec tous les espoirs qui s’imposent, Denis espère bien finir cette session sans être capot et pour ça il décide de changer sa tactique en mettant une canne complètement en dehors de la zone d’amorçage.
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Les plans d’eau du Club
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La nuit sera très calme et pourtant quand je me lève le matin j’aperçois ma canne isolée qui est tombée par terre, le scion trempant dans l’eau. Je cours pour la ramasser, elle ne tient que par le talon, un départ certainement violent a fait sauter la canne du détecteur et je n’ai rien entendu. Je prends contact et mon fil part en direction des arbres qui trempent dans l’eau. Effectivement mon montage est « tanké », je ne sens rien au bout de ma ligne. Je repose ma canne et je reviens réveiller Denis pour lui expliquer que je pars avec la barque pour essayer de sortir mon montage des branches. Rien à faire c’est vraiment bloqué, la carpe n’est plus au bout et je suis obligé de casser mon fil en laissant mon montage dans les branches.
Je suis contrarié d’avoir loupé ce départ pour cette raison, mais j’ai bien retenu la leçon, à l’avenir je fixerais ma canne sur le détecteur pour éviter ce genre de désagrément. Après toutes ces émotions, nous prendrons un bon café pour nous « rebooster » et la corvée de rangement et de pliage nous prendra toute la matinée.
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De belles tanches se font régulièrement piégées par nos appâts
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Nous arrivons à la fin de notre session et la canne de Denis qui est toujours en action de pêche se décide à donner signe de vie. Le départ tant attendu vient de se produire.
Denis qui se trouvait sur la barque pour ramasser les repères, pagayera avec énergie pour venir récupérer sa canne que je tiens en main et qui est pliée en deux sous la pression d’un poisson qui nous semble plutôt imposant. Nous serons obligés de partir avec la barque car la carpe s’est bloquée dans un obstacle. Arrivé à l’aplomb du poisson il faudra attendre un long moment pour sortir cette masse de l’herbier dans laquelle elle s’était réfugiée. Elle démarra d’un seul coup, et la barque se déplaça sous la force de cette tirée. Denis n’arrive pas à la faire décoller du fond, elle sonde comme une malade et je suis obligé de laisser le bateau avancer au gré de l’humeur de cette furie.
Le combat va durer une bonne demi-heure et Denis finira par avoir le bras complètement ankylosé.
Certainement très fatiguée notre combattante va finalement se rendre et son arrivée en surface nous remplie de joie, elle rentrera dans l’épuisette et seulement a cet instant Denis laissera exploser sa joie.
Comme Denis, c’est bien la première fois que j’effectue un combat en barque aussi intense, Nous nous rappellerons longtemps de ce moment unique que nous venons de vivre, et rien que pour ça notre passion n’est pas prête de s’éteindre.
Quand nous arrivons sur la berge, nous admirons cette magnifique Miroir qui nous a donné du fil à retordre et nous sommes impatients de connaitre le verdict du peson. Le temps de ressortir le matériel qui était rangé et le chiffre de 18 Kg donne le poids de cette prise inattendue.
Denis a sauvé sa session en modifiant sa tactique, et cela lui a été profitable.

Après les photos d’usage qui marqueront cette partie de pêche nous remballerons définitivement le matériel.
Quand nous faisons le bilan, nous sommes satisfait de cette session, et Denis repartira dans l’Orne avec comme slogan « mission accomplie »
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