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RECIDIVE SUR LE COL VERT
Motivé par les résultats obtenus lors des dernières parties de pêche, je décide de rejoindre Clément qui essaie pour la première fois l’étang du Col Vert. J’arrive le mercredi vers 12h30 et c’est un vent du nord qui m’accueille sans ménagement. Je prends le temps de manger un casse croûte pour discuter avec Clément en espérant une accalmie.
Il n’a pas pris de poisson depuis son arrivée et il m’explique la stratégie qu’il a mise au point sur cette étendue d’eau inconnue.
Je profite d’une baisse du vent pour installer mon « Biwy » sur le poste N° 4 à 60 m de Clément. A peine la dernière sardine enfoncée, une pluie insistante se met à tomber et je continuerais de monter mon campement et ma batterie sous un déluge d’eau.
La première nuit se passera très calme aussi bien du coté de Clément que du mien. Je profite de la matinée pour changer mes montages, et j’opte pour un double cheveu qui a l’avantage de présenter des graines de deux façons différentes. Sur le plus court brin j’enfile trois grains de maïs qui se poseront sur le fond, sur le deuxième légèrement plus long je pourrais glisser trois grains naturels et le quatrième un maïs flottant qui maintiendra le cheveu droit à la verticale.
Effet garanti, j’explique à Clément que c’est mon sauve bredouille, nous verrons bien si cela fait la différence ;
L’après midi, Clément qui a reçu un appel téléphonique est obligé de partir précipitamment et c’est tout seul que je m’apprêterais à passer ma seconde nuit. Je suis en plein réchauffement de mon plat de résistance, quand à 21h00 ma batterie se fait entendre. La canne que j’ai placée près de la bordure vient de partir. La distance d’une centaine de mètres me laisse le temps de profiter de la fougue d’une petite qui n’a l’air pas contente du tout. Je mets sur le tapis une Miroir très noire comme celles que nous avons déjà attrapées dans cet endroit, sans aucuns doutes ce sont des poissons de souche. C’est tout juste 8 Kg qui s’afficheront sur le peson.
Mon montage miracle a fonctionné, et cela me motive pour la suite. La nuit sera très froide, le matin quand je sors de mon abris le tapis de réception est recouvert de glace, l’eau que j’avais versée dessus est complètement gelée. Ce coup de froid ne me rassure pas du tout pour la suite de mon aventure cela risque bien de ralentir l’activité des Carpes.
Philippe qui avait prévu une session de 48 h sur le poste N° 3 arrive vers 13 h 00 et Claude arrivera un peu plus tard dans l’après midi.
Après avoir monté son nouveau Biwy, (l’ancien a subit les outrages de la dernière tempête). Philippe sondera devant son poste, et une fois les repères mis en place notre équipe installe les cannes qui resteront en place jusqu’au petit matin. Nous sommes en plein sommeil quand ma centrale me signale qu’une de mes cannes vient de prendre contact avec un poisson. Dès que je la prends en main, je sens les coups de tête d’un poisson qui ne me fait pas regretter mon réveil en sursaut. Le combat ne durera pas longtemps car après avoir senti mon fil frotter sur un obstacle, je resterai en tension sans pouvoir mouliner le moindre mètre, la Carpe est « tankée » et je choisirai de reposer ma canne sur mon Rod Pod plutôt que de tirer dessus au risque d’abimer le poisson. J’attendrai que le jour soit levé pour partir avec la barque délivrer mon poisson qui est toujours piqué sur mon montage. Avec l’aide de Philippe qui a contourné l’étang pour m’apporter l’épuisette, 
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nous sortirons une belle Miroir qui accusera 13,500 Kg lors de la pesée traditionnelle. |
La remarque qui me vient à l’esprit, c’est que même avec un ardillon écrasé sur l’hameçon, le poisson ne se libère pas aussi facilement que ça.
Mon départ est prévu début d’après midi, aussi je commence à plier mon matériel pendant que la pluie est absente.
Je resterais manger avec Philippe et Claude, et je les quitterais en leur souhaitant bonne chance pour la nuit. Cela a dû leur porter chance car le lendemain ils partiront avec un score de 4 départs pour trois poissons. Leur changement de tactique à porté ses fruits et le résultat montre qu’il ne faut hésiter à modifier sa stratégie.
Philippe aura le privilège de sortir la première Carpe commune de l’étang du « Col Vert ». Et le peson nous donnera un poids de 12 Kg. 
Claude mettra au sec deux poissons,
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dont la Miroir de 14 kG déjà sortie par J Paul et qui sera reconnaissable par la suite, à cause de sa queue coupée et de ses nageoires atrophiées.
Elle sera baptisée « la mutilée ».
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Et une belle miroir de 16 kg
Dans l’ensemble, vu les conditions rencontrées durant la semaine le bilan est tout à fait acceptable. 6 départs pour 5 poissons, nous en espérions pas autant.
Ce plan d’eau abrite certainement de belles carpes, mais elles ne seront pas faciles à piéger. A nous de mettre en œuvre toute l' imagination qui nous permettra de mettre à jour le cheptel du « Col Vert »
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